notre journal « Le MONDE » page 2

c »est autour du Travail que pivotent quelques uns des essentiels d’un parcours humain: mise en oeuvre pour l’individu de son instruction, de sa formation, de son expérience, de ses capacités, de sa gestion de l’échec et de la réussite. Là que l’individu apprend à ses frais qu’il est une particule d’une société exerçant ou subissannt un pouvoir.Prendre le Travail comme boussole bousculerait le journal, lui donnant un tout autre visage.L’economie, on la retrouverait comme une réalité prégnante et non plus comme l’essence  de nos sociétés. Et qu’on ne crie pas au  gauchisme ni à un ouvriérime dépassé; il s’agit exclusivement d’une ligne éditoriale sensible aux diverses couches de l’opinion dans lesquelles le journal conserverait sa place , voire l’augmenterait.Les lecteurs n’ont pas à décider évidemment de la ligne d’un journal, mais ils doivent être écoutés.

Aujourd’hui justement des milliers de lecteurs du « Monde » s’interrogent sur son avenir.Or la presse écrite n’est pas (encore) morte .Ne serait-ce qu’en face de ce marasme, il faut que le « Monde » subsiste,  surtout en ces temps où la majorité au pouvoir pousse le pays vers une forme d’américansation bâtarde qui prend aux américains ce qui convient à ses propres vues: celles ci mal badigeonnées d’appels à la réforme  qui restent d’un archaïsme massif,   ciblant les têtes de turc de toujours, fonctionnaires , chômeurs, profs , intellectuels non alignés…

On  ne demande pas au journal de se faire organe d’opposition politique, à tout le moins on aurait besoin de lui pour trouver d’autres mesures  que des licenciements à ses difficultés, si rien ne change dans sa consistance.Dans son lectorat réside sans doute une des clés de son rétablissement.

« Te voilà donc, cher vieux « Monde » incité par tes lecteurs à résister aux recettes coutumières ou plutôt à les insérer dans une méditation plus creusée, dans une connaissance affinée de ton lectorat présent et potentiel

A toi de te doter après mûres concertations d’un plus vigoureux positionnement qui imprègnerait la rédaction tout entière.La crise que tu traverses n’est que l’infime écho des énormes  grossesses qui gonflent notre planète: l’inversion de la balance Nord- Sud, les spasmes du climat, le cyberespace dont on connaît à peine les balbutiements..

Il ya une place majeure à occuper là devant chez nous et on ne voit pas qui d’autre que toi pourrait s’y hisser »

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